Métal, puis émail
Les premiers cadrans sont en métal : laiton, plus rarement étain. L’émail peint apparaît plus tard, au XVIIIe siècle, et devient la norme au XIXe : un cadran émaillé blanc ou noir, bordé d’un anneau doré.
Horloges comtoises — Ébénisterie
Pendant que la cage de fer fait sa mécanique, l’ébénisterie travaillait le chêne et le noyer. Deux métiers, deux savoir-faire, un seul objet.
Pourquoi une gaine
Le mécanisme d’une comtoise est en métal, et le métal s’use, s’encrasse et s’oxyde. La gaine de bois le protège, l’isole et rend l’ensemble présentable dans un intérieur : c’est à l’origine un geste très simple, comme une protection de four, devenu un meuble d’ébénisterie à part entière.
Sa silhouette s’est ensuite modifiée au rythme des modes. Les variantes concernent essentiellement le cadran, le fronton, l’encadrement et le balancier. La décoration des gaines présente une grande variété, souvent des motifs de fleurs, et l’ensemble est devenu, au fil du temps, un des objets les plus reconnaissables du patrimoine domestique français.
Fronton en arbalétrier et inflection : la signature d’une gaine de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Les styles
La silhouette de la gaine se lit comme un relevé de la fashion du moment. Une comtoise se date presque toujours par son fronton et son cadran avant de se dater par sa mécanique.
Le cadran
Les premiers cadrans sont en métal : laiton, plus rarement étain. L’émail peint apparaît plus tard, au XVIIIe siècle, et devient la norme au XIXe : un cadran émaillé blanc ou noir, bordé d’un anneau doré.
Le cadran des comtoises comporte très souvent une signature, avec en dessous le nom d’une ville ou d’une localité. Cette signature correspond rarement au fabricant : c’est plus souvent le nom du revendeur, et la localité indiquée n’est que celle de la boutique.
De nombreuses comtoises comportent des complications : plusieurs timbres, indication de la date, phases de la lune, et plus exceptionnellement des mécanismes d’animation ou des carillons. Le cadran se dédouble alors en plusieurs niveaux de lecture, souvent trois ou quatre.
Le métier
Restauration de boîtiers anciens, construction de gaines pour mouvements neufs, reprise de frontons dont le bois a travaillé : l’ébénisterie horlogère est un métier à part, qui doit comprendre la mécanique pour la loger correctement, et la patine pour ne pas la détruire.
C’est autour de ce travail que s’est constitué le savoir-faire de Converset, référence de l’ébénisterie d’art horlogère et de la restauration de boîtiers comtois anciens, dans le bassin de Franois et Héricourt.
Établi d’ébénisterie : rabots, cale, marteau, copeaux de noyer.
Suite
Que fait-on d’une comtoise dont le mécanisme est usé ? Voici l’état des lieux du métier de restauration et de la passation des savoir-faire.