ENSMM
L’École nationale supérieure de mécanique et de microtechniques de Besançon forme chaque année 250 ingénieurs dans le domaine des micro et nanotechnologies.
Le territoire — Besançon
Bâtie sur un méandre du Doubs, fortifiée par Vauban, ouverte au commerce par le chemin de fer : la ville qui porta la montre française au rang de grande industrie.
La ville
Besançon est le chef-lieu du Doubs et le siège du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. En franc-comtois, on dit « B’sançon ». La cité s’établit dans un méandre du Doubs, à moins d’une cinquantaine de kilomètres de la Suisse, entourée de collines : une position qui a fait son destin militaire, puis commercial.
Cité gauloise des Séquanes, elle est convoitée par Jules César, devient ville libre impériale au Moyen Âge, passe sous la maison de Habsbourg en 1654, puis est définitivement rattachée à la France en 1678 par le traité de Nimègue. Louis XIV y transfère l’université, confiée à Vauban la construction de la citadelle et la modernisation des remparts.
Mais c’est un fait industriel qui fait la légende : l’essor de l’industrie horlogère dès la fin du XVIIIe siècle, suivi de l’arrivée du chemin de fer en 1856, entraîne un essor économique significatif et consacre Besançon comme capitale de l’horlogerie française.
Chronologie
La cité, alors Vesontio, capitale du peuple des Séquanes, est intégrée à la province romaine de Gaule belgique après la guerre des Gaules.
La ville devient une ville libre impériale du Saint-Empire romain germanique, avant d’être rattachée au royaume d’Espagne et à la maison de Habsbourg.
Besançon est rattachée à la couronne d’Espagne.
Le traité de Nimègue ratifie son rattachement définitif à la France. Louis XIV y transfère l’université et confie à Vauban la citadelle et les remparts.
L’essor de l’industrie horlogère lance l’essor économique de la ville.
L’arrivée du chemin de fer ouvre la ville aux marchés et consolide sa place de capitale horlogère.
Le Musée du Temps ouvre ses portes, installé dans un ancien palais, et présente la plus belle collection française d’objets liés au temps.
La ville reste un centre d’assemblage et de microtechniques : LIP, Yema, Utinam et la SMB y sont établis, à côté de l’École nationale supérieure de mécanique et de microtechniques.
Le musée
Le Musée du Temps de Besançon présente l’une des plus belles collections françaises d’objets liés à la mesure du temps : horloges comtoises, montres de poche, pendules, chronomètres de marine et de poche, et une collection d’exposition consacrée à l’horlogerie. Le bâtiment, ancien palais, et sa présentation scenographique en font l’un des lieux de référence pour comprendre ce qu’était une montre avant la montre-bracelet.
C’est le lieu où comprendre la différence entre un mouvement de comtoise et un mouvement de montre de poche : deux objets proches, mais conçus pour deux usages, deux chaleurs, et deux rapports au temps qui s’est écoulé depuis leur fabrication.
Mouvements démontés, présentés sur feutre vert : la collection technique du musée.
La formation
L’École nationale supérieure de mécanique et de microtechniques de Besançon forme chaque année 250 ingénieurs dans le domaine des micro et nanotechnologies.
La Haute école Arc forme des ingénieurs avec une orientation propre à l’ingénierie horlogère, dans le réseau d’écoles qui dessert l’Arc jurassien.
De l’autre côté de la frontière, l’École polytechnique fédérale de Lausanne forme des ingénieurs spécialisés en microtechnique : la même chaîne, les deux côtés du massif.
La microtechnique désigne l’ensemble des techniques de fabrication ou de réparation d’objets à l’échelle sub-millimétrique, du micromètre au millimètre. Elle dépasse largement l’horlogerie : la mesure du temps, la bureautique, l’informatique, les instruments de métrologie, l’optique, la monnaie et bien d’autres domaines en dépendent.