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Manufacture
Horloges Comtoises Franche-Comté

Montres de Franche-Comté

La montre de poignet

Quand la montre s’est mise au poignet, elle a quitté la poche ou la veste pour le geste quotidien. En Franche-Comté, cette bascule a donné naissance à des calibres maison, à des montres de sport et à des objets d’art.

La bascule

Du XVIIIe au XIXe siècle

Pendant plus d’un siècle, la montre comtoise est une montre de poche : elle se tire de la poche ou de la veste, se consulte en la levant à la main, et son mécanisme est entièrement logé dans un boîtier plat que l’on glisse dans un gilet. C’est l’essor du chemin de fer, puis de la montre-bracelet à la fin du XIXe siècle, qui change la donne : le mouvement doit devenir plat, solide, et pouvoir supporter les chocs.

C’est dans cette transformation que se joue l’essor de Besançon comme capitale de la montre française, puis la naissance de la manufacture moderne. L’horloge de parquet et la montre de poignet partagent alors le même socle : la microtechnique, les ateliers d’ajustage, la maîtrise de la petite mécanique.

Mouvement de montre mécanique ouvert : barillet, rouage, balancier et rubis

Barillet, rouage, pont de balancier bleui et chaton en or serti d’un rubis : le vocabulaire d’un calibre automatique.

Le calibre

Concevoir, ou assembler ?

Dans l’industrie horlogère, la différence entre une marque qui assemble et une manufacture qui conçoit est la question centrale. Pendant des décennies, l’horlogerie comtoise a été un métier d’assemblage : de bons montages, souvent soignés, mais peu de création de calibres.

Pequignet a changé de statut en 2004, lorsque son repreneur a décidé de concevoir un calibre mécanique propre : le Calibre Royal, entièrement conçu, contrôlé et assemblé à Morteau. C’est ce type de bascule — passer de la sous-traitance à la maîtrise du mouvement — qui définit aujourd’hui ce que peut être une montre comtoise.

Les maisons en détail

Ce qui change

Trois ruptures dans l’histoire de la montre comtoise

  1. 1953

    Yema figure parmi les premières maisons à proposer des montres pouvant être utilisées en plongée et descendre à 200 mètres. Dix ans plus tard, un autre modèle permet de descendre jusqu’à 300 mètres en restant étanche.

  2. 1982

    La Spationaute I, de la marque Yema, est portée par Jean-Loup Chrétien : la première montre française portée dans l’espace. En 1985, Patrick Baudry portera une Spationaute 2 au cours du premier vol orbital franco-américain, à bord de la navette Discovery.

  3. 2010

    Pequignet présente le Calibre Royal à Baselworld, premier mouvement automatique entièrement conçu, contrôlé et assemblé par la maison à Morteau : 298 pièces, 5,88 mm d’épaisseur, 88 heures de réserve de marche.

Suite

Qui fabrique quoi, aujourd’hui

Le répertoire des maisons et ateliers comtois, classés par famille d’objets.