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Manufacture
Horloges Comtoises Franche-Comté

Maisons & ateliers

Qui fabrique, encore, en Franche-Comté ?

L’horlogerie comtoise a longtemps été un métier d’atelier. Voici qui la pratique aujourd’hui, à la frontière entre l’objet ancien et la création contemporaine.

Le répertoire

Deux familles, deux bassins

Les ateliers de Franche-Comté se répartissent en deux ensembles qui se connaissent mieux qu’on ne le croit, mais qui ne se ressemblent ni par leurs produits, ni par leurs techniques, ni par leurs clients.

D’un côté, les ateliers d’horloges de parquet : fabrication de mouvements à poids, restauration de mécaniques anciennes, ébénisterie des boîtiers. De l’autre, les maisons de montres de poignet : conception de calibres automatiques, assemblage, design, et pour les plus originales, mécanique d’art. Autour de ces deux activités, une constellation d’ateliers de fourniture : pivots, échappements, ressorts, cadrans, boîtes, aiguilles, dorure.

Mains d'un horloger gravant un pignon de laiton dans un étau d'établi

Gravure d’un pignon de laiton : une pièce que l’on ne verra jamais, mais qui fait tenir l’ensemble.

Le tissu

Un atelier n’est jamais seul

Aucune manufacture comtoise ne travaille seule. La fabrication d’une montre ou d’une horloge repose sur une chaîne d’ateliers spécialisés — pivots, axes, échappements, ressorts, cadrans, boîtes, aiguilles, dorure, habillage — qui constituent l’écosystème microtechnique de l’Arc jurassien.

C’est cet écosystème, plus que les entreprises elles-mêmes, qui constitue le patrimoine. Une maison peut fermer ; la chaîne, beaucoup plus difficilement. C’est ce que reconnaissent les labels : ils visent les savoir-faire, et l’ensemble des gestes qui les portent.

Le savoir-faire et ses métiers