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Morez & Morbier
Le berceau. C’est dans le Haut-Jura que les horloges comtoises apparaissent vers 1680, et que les mécanismes sont produits pendant deux siècles.
Maisons — Horloges de parquet
Franois, Héricourt, Chatillon-le-Duc : dans le Doubs, quelques ateliers continuent de produire des mouvements d’horloges de parquet. Ils sont les derniers.
Vuillemin
La Manufacture Horlogère Vuillemin, située à Franois, existe depuis 1969. Elle est aujourd’hui la dernière manufacture française de fabrication de mouvements d’horloges comtoises, et la seule labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant à produire des mouvements d’horloges.
La maison travaille la matière brute jusqu’au produit fini : laiton, acier, fonte pour les poids, bois pour les gaines. Certains modèles demandent jusqu’à deux cents pièces. Le cœur de l’activité reste ce que l’on appelle la « cage-fer » : la structure mécanique des horloges de parquet, que la maison maîtrise de la fonderie à l’ajustage final.
L’entreprise a conservé une étape rare : la fabrication de mouvements « cage-fer » et « design », c’est-à-dire des horloges contemporaines qui reprennent la logique de l’horloge de parquet— poids, balancier, tick-tac audible— dans un objet contemporain. Le slogan de la maison résume la démarche: le « calme apaisant » d’un tic-tac régulier et d’un balancement gracieux.
Ébénisterie : le bois, son grain, et la patience du rabot.
Converset
Converset est la référence de l’ébénisterie d’art horlogère et de la restauration de boîtiers comtois anciens. Le travail est à la charnière entre deux métiers : il faut savoir démonter une gaine sans détruire sa patine, remplacer une pièce de bois manquante, et refaire un fronton dont la moulure a disparu.
C’est un travail d’atelier rare : peu de maisons le pratiquent encore, et celles qui le pratiquent refusent de le décrire comme un simple travail de restauration. On y restaure une pièce, mais on y restaure aussi une intention : celle de l’ébénisterie qui l’a créée.
Ce qui reste
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Le berceau. C’est dans le Haut-Jura que les horloges comtoises apparaissent vers 1680, et que les mécanismes sont produits pendant deux siècles.
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Le dernier bassin. À la charnière du Doubs et de la Haute-Saône, la concentration actuelle des ateliers de fabrication et de restauration.
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Un parc de comtoises ancien, dispersé dans les maisons françaises, et une quantité d’objets de collection qui appelle la restauration plutôt que la destruction.
Suite
Cinq maisons franc-comtoises qui ont fait de la montre leur métier.