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Manufacture
Horloges Comtoises Franche-Comté

Maisons — Horloges de parquet

Le dernier bassin

Franois, Héricourt, Chatillon-le-Duc : dans le Doubs, quelques ateliers continuent de produire des mouvements d’horloges de parquet. Ils sont les derniers.

Vuillemin

La dernière manufacture de mouvements comtois

La Manufacture Horlogère Vuillemin, située à Franois, existe depuis 1969. Elle est aujourd’hui la dernière manufacture française de fabrication de mouvements d’horloges comtoises, et la seule labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant à produire des mouvements d’horloges.

La maison travaille la matière brute jusqu’au produit fini : laiton, acier, fonte pour les poids, bois pour les gaines. Certains modèles demandent jusqu’à deux cents pièces. Le cœur de l’activité reste ce que l’on appelle la « cage-fer » : la structure mécanique des horloges de parquet, que la maison maîtrise de la fonderie à l’ajustage final.

L’entreprise a conservé une étape rare : la fabrication de mouvements « cage-fer » et « design », c’est-à-dire des horloges contemporaines qui reprennent la logique de l’horloge de parquet— poids, balancier, tick-tac audible— dans un objet contemporain. Le slogan de la maison résume la démarche: le « calme apaisant » d’un tic-tac régulier et d’un balancement gracieux.

Atelier d'ébénisterie : établi, cale à rabot, calves et copeaux de bois

Ébénisterie : le bois, son grain, et la patience du rabot.

Converset

L’ébénisterie des boîtiers anciens

Converset est la référence de l’ébénisterie d’art horlogère et de la restauration de boîtiers comtois anciens. Le travail est à la charnière entre deux métiers : il faut savoir démonter une gaine sans détruire sa patine, remplacer une pièce de bois manquante, et refaire un fronton dont la moulure a disparu.

C’est un travail d’atelier rare : peu de maisons le pratiquent encore, et celles qui le pratiquent refusent de le décrire comme un simple travail de restauration. On y restaure une pièce, mais on y restaure aussi une intention : celle de l’ébénisterie qui l’a créée.

Ce qui reste

Un bassin qui a produit, et qui produit encore

01

Morez & Morbier

Le berceau. C’est dans le Haut-Jura que les horloges comtoises apparaissent vers 1680, et que les mécanismes sont produits pendant deux siècles.

02

Franois & Héricourt

Le dernier bassin. À la charnière du Doubs et de la Haute-Saône, la concentration actuelle des ateliers de fabrication et de restauration.

03

La demande

Un parc de comtoises ancien, dispersé dans les maisons françaises, et une quantité d’objets de collection qui appelle la restauration plutôt que la destruction.

Suite

Les maisons de poignet

Cinq maisons franc-comtoises qui ont fait de la montre leur métier.